Ingrédients
Équivalences
- fleurs de capucines
- sucre
Il était une fois un Palmer qui, passant dans son jardin, le trouva fort embelli par des massifs de capucines. "Diantre", se dit notre Palmer, "que cela est donc beau, que cela est donc plaisant, ces jaunes, rouges et oranges se mariant si excellement."
Mais passe le temps, mais passent les fleurs. Bien que foisonnantes, le Palmer savait que cette somptueuse couverture florale n'aurait qu'un temps, et cela le rendait triste. Il envisagea donc de mettre en conserve cette beauté.
En conserve, me direz-vous ? Ha ha ha... La beauté ne saurait être en bocal.
Ne riez pas si tôt, toutefois. Car il avait une idée.
Or donc...
Or donc la capucine EST comestible. Elle n'a pas réellement de parfum, tout au plus une petite saveur de cresson poivré. En faire une alcool permettrait peut-être d'en révéler des arômes cachés. Aussitôt dit, aussitôt fait, dûement muni d'une recette trouvée dans un magazine, le Palmer s'en alla cueillir des brassées de fleurs et quelques feuilles du dit végétal.
Il eut un serrement de coeur en voyant, avec l'eau du blanchiment, partir les oranges, rouges et jaunes, mais baste, une recette étant une recette, il oublia bien vite ce gâchis de couleur.
La première phase le déçut énormément, olfactivement parlant. Quoique décevoir soit ici un bien faible mot : après tout, la capucine n'est pas réellement réputée pour son parfum ou sa saveur. Nonobstant l'odeur de petit pois pas frais qui se dégageait du bocal, il s'entêtat, cuit avec le sucre le liquide. Mais, horreur des horreurs, le parfum en devint encore plus ignoble.
Et le sirop puait. Réellement. Quelque chose comme un croisement entre bouse de vache et petit pois de moins en moins frais. Il fallait réagir.
Il ajouta du sucre, ainsi que quelques petits éléments piochés ici ou là, et obtint finalement une liqueur, ma foi pas trop désagréable à boire, d'une jolie couleur orangée, mais qui, somme toute, ne révolutionnait en rien ses plaisirs gustatifs.
Morale : la capucine, c'est joli, très joli ; mais c'est pas terrible pour la liqueur.
Et voici donc la dite recette :
Pour 2,25 litres de liqueur :
200 g de fleurs et feuilles de capucine
250 g de sucre
1 l d’eau-de-vie d’alcool pour fruits à 40°
2 bonnes cuillères à soupe de miel liquide
2 verres de cidre brut
1 verre de vin rosé sec
Faire blanchir les fleurs et feuilles quelques instants dans l’eau bouillante. Filtrer, jeter l’eau.
Mettre les fleurs et feuilles encore chaudes dans 1 litre d’eau ; amener à ébullition.
Couper le feu ; mettre en bocal étanche et laisser infuser 2 jours.
Filtrer ; jeter les fleurs et récupérer la macération.
Faire bouillir à gros bouillons 5 minutes (pour arrêter une éventuelle fermentation)
Verser le sucre et mélanger.
Verser le cidre, le vin et le miel et mélanger à feu doux.
Couper le feu, laisser refroidir.
Rajouter l’alcool pour fruits.
Mettre en bouteilles.
Epater vos amis en leur disant que vous avez fait de la liqueur de capucine et que c'est très très fin, comme goût.
Vous brouiller avec vos amis quand ils se rendront compte que c'est tellement fin que ça sent le miel, la pomme, mais que bon, la capucine, ça n'est pas fin, tout au plus inexistant, comme saveur.
PS : Ceci dit, il y avait peut-être un truc en plus à faire pour que se développe un goût plus capucinique. Mais j'en doute, sincèrement.
Mais passe le temps, mais passent les fleurs. Bien que foisonnantes, le Palmer savait que cette somptueuse couverture florale n'aurait qu'un temps, et cela le rendait triste. Il envisagea donc de mettre en conserve cette beauté.
En conserve, me direz-vous ? Ha ha ha... La beauté ne saurait être en bocal.
Ne riez pas si tôt, toutefois. Car il avait une idée.
Or donc...
Or donc la capucine EST comestible. Elle n'a pas réellement de parfum, tout au plus une petite saveur de cresson poivré. En faire une alcool permettrait peut-être d'en révéler des arômes cachés. Aussitôt dit, aussitôt fait, dûement muni d'une recette trouvée dans un magazine, le Palmer s'en alla cueillir des brassées de fleurs et quelques feuilles du dit végétal.
Il eut un serrement de coeur en voyant, avec l'eau du blanchiment, partir les oranges, rouges et jaunes, mais baste, une recette étant une recette, il oublia bien vite ce gâchis de couleur.
La première phase le déçut énormément, olfactivement parlant. Quoique décevoir soit ici un bien faible mot : après tout, la capucine n'est pas réellement réputée pour son parfum ou sa saveur. Nonobstant l'odeur de petit pois pas frais qui se dégageait du bocal, il s'entêtat, cuit avec le sucre le liquide. Mais, horreur des horreurs, le parfum en devint encore plus ignoble.
Et le sirop puait. Réellement. Quelque chose comme un croisement entre bouse de vache et petit pois de moins en moins frais. Il fallait réagir.
Il ajouta du sucre, ainsi que quelques petits éléments piochés ici ou là, et obtint finalement une liqueur, ma foi pas trop désagréable à boire, d'une jolie couleur orangée, mais qui, somme toute, ne révolutionnait en rien ses plaisirs gustatifs.
Morale : la capucine, c'est joli, très joli ; mais c'est pas terrible pour la liqueur.
Et voici donc la dite recette :
Alcool de capucines
Pour 2,25 litres de liqueur :
200 g de fleurs et feuilles de capucine
250 g de sucre
1 l d’eau-de-vie d’alcool pour fruits à 40°
2 bonnes cuillères à soupe de miel liquide
2 verres de cidre brut
1 verre de vin rosé sec
Faire blanchir les fleurs et feuilles quelques instants dans l’eau bouillante. Filtrer, jeter l’eau.
Mettre les fleurs et feuilles encore chaudes dans 1 litre d’eau ; amener à ébullition.
Couper le feu ; mettre en bocal étanche et laisser infuser 2 jours.
Filtrer ; jeter les fleurs et récupérer la macération.
Faire bouillir à gros bouillons 5 minutes (pour arrêter une éventuelle fermentation)
Verser le sucre et mélanger.
Verser le cidre, le vin et le miel et mélanger à feu doux.
Couper le feu, laisser refroidir.
Rajouter l’alcool pour fruits.
Mettre en bouteilles.
Epater vos amis en leur disant que vous avez fait de la liqueur de capucine et que c'est très très fin, comme goût.
Vous brouiller avec vos amis quand ils se rendront compte que c'est tellement fin que ça sent le miel, la pomme, mais que bon, la capucine, ça n'est pas fin, tout au plus inexistant, comme saveur.
PS : Ceci dit, il y avait peut-être un truc en plus à faire pour que se développe un goût plus capucinique. Mais j'en doute, sincèrement.