Coucou !
Comme promis, me voilà de retour.
J'ai 2 filles, aujourd'hui âgées de 18 et 21 ans.
Lorsqu'elles étaient petites, et donc, croyaient au Père Noël, nous, c'est à dire, mon mari,mes belles-soeurs, beaux-frères et moi, rivalisions d'ingéniosité pour mettre de la magie dans ce réveillon de Noël.
Je vous livre en vrac, nos idées. Qui sait, l'une d'entre vous s'en servira peut-être ?
Pour commencer les cadeaux. Chez nous, le Père Noël porte les cadeaux aux enfants, mais pas aux adultes. Mes filles le savaient. Il était donc hors de question que les papiers soient identiques ! Les emballages pour les adultes étaient bariolés, tous différents, peut importait. Par contre, ceux portés par le Père Noël étaient tous les mêmes. Pas question de trouver un cadeau d'adulte emballé dans le même papier que celui d'un des enfants. Ils n'ont pas l'air avec leurs yeux innocents, mais, ils voient tout, nos petits bouts !
J'ai 2 filles, donc 2 coquettes. Lorsque tout était prêt dans la maison, les adultes partaient se préparer, laissant les enfants jouer. Lorsque tout le monde était fin prêt, moi y compris, j'appelais mes filles dans leur chambre pour les habiller et les maquiller. A soirée exceptionnelle, tenue exceptionnelle ! Nous commencions donc par la coiffure, le maquillage et la jolie robe. Pendant ce temps, les chants de Noël passaient sur la chaîne, afin de masquer le plus possible la cavalcade dans la maison. Pensez donc, 6 adultes et une ado courraient dans tous les sens pour récupérer les cadeaux dans une pièce et les disposer au pied du sapin ! Moi, je savais, donc, j'entendais le bruit, mais mes filles, trop excitées, n'y faisait pas attention. Lorsque j'entendais le calme revenu, je disais bien fort, pour qu'on m'entende derrière la porte, "allez, on met les paillettes sur les cheveux et on va attendre le Père Noël". A ce moment là, soit on sonnait à la porte, soit on entendait une grosse voix demander si Magali et Virginie habitaient bien ici (il n'a pas de mémoire ce Père Noël, d'une année sur l'autre, il avait oublié !

)Mes filles trépignaient d'impatience, je leur rendait leur liberté, mais elles arrivaient toujours trop tard dans la salle : le Père Noël était parti. Je revois Magali, la cadette, le visage collé contre la vitre de la salle appelant le Père Noël pour qu'il revienne
D'une année sur l'autre, nous changions "le passage du Père Noël". Une année, il est passé par la fenêtre, une autre fois, il a sonné ou frappé à la porte. J'avais acheté des petits grelots que j'ai mis sur un ruban. En agitant le tout, on aurait pu croire entendre les clochettes des rennes
Ma mère habite une villa avec une cheminée. Je sentais que nous arrivions au dernier Noël où la cadette croirait encore au Père Noël. J'ai donc demandé à ma mère de faire un feu dans sa cheminée, le 24 au soir et d'y laisser les cendres. Le matin, du 25, avant notre arrivée, ma mère devait prendre les chaussures de mon père et faire les empreintes des pieds du Père Noël. Elle avait joué le jeu à fond et quand nous sommes arrivés chez nos parents, ma mère nous est apparue très en colère, car le Père Noël avait sali sa maison ! Ah, ça, ma mère avait bien fait les choses ! Il y avait des empreintes sur 3 mètres !

Ma puce ébahie, regardait les empreintes, avec des yeux ronds et essayait de persuader ma mère que le Père Noël ne l'avait pas fait exprès !

Malheureusement, un jour, à des années de différence, les filles m'ont annoncé que le Père Noël n'existait pas
Virginie, la grande, la sage, m'a dit d'un air désolé qu'elle savait. Elle a eu moins de peine que je le pensais. Je me disais qu'elle "prenait bien la chose". Son anniversaire est le 23 novembre. A cette période, il y a les catalogues pour les jouets de Noël. Donc, elle faisait sa liste pour son anniversaire et celle pour Noël. Elle entourait les jouets dont le prix était à 2 chiffres pour son anniversaire et les jouets à 3 chiffres pour Noël. Elle ne savait pas lire, mais elle savait qu'un prix à 2 chiffres était moins élevé qu'un prix à 3 chiffres. Et elle m'avait déclaré tranquillement qu'elle demandait les plus chers au Père Noël. Je reviens au jour où elle a su qu'il n'existait pas. Au bout d'une bonne heure, d'un coup, elle me dit "mais, alors, vous m'avez menti !" Aie, aie, aie ! Je me sentais dans mes petits souliers. Dans ce cas, on ne répond jamais, on pose une question qui relance la conversation : "pourquoi tu me dis ça ?" Et elle, tranquille, qui me dit "vous aviez des sous, puisque vous pouviez acheter mes cadeaux de Noël !" Ouf ! Et moi qui croyait être accablée de reproches pour le mensonge sur le Père Noël !
Voilà. Ca se passait comme ça, avant. Maintenant, nous n'avons plus d'enfants jeunes. Il n'y a plus ces cavalcades, ses sourires cachés, cette attente de l'ouverture du cadeau pour voir si on a bien choisi LE cadeau... Vivement que je sois grand-mère !
J'ai été un peu longue...
Bon dimanche à toutes !