Le Couscous
Un plat merveilleux en soi.
Une recette qui se prête à toutes les envies, à tous les régimes, à tous les goûts.
Un plat « diététiquement » remarquable aussi par sa composition : fibres, légumes, bons omégas…
Un plat particulièrement convivial aussi qui ne se mange qu’en excellente compagnie, en hiver ainsi qu’en terrasse en été sous le parasol… avec ses (meilleurs) amis.
Quand vous préparez ce plat, ne faites pas d’entrée. Ce serait bien trop…
Et pour le dessert, faites un dessert particulièrement léger.
Beaucoup de vins peuvent lui tenir compagnie. Que ce soit des côtes du Rhone riche en soleil et qui chante à nos papilles ou plus démocratiquement un « Sidi Brahim » comme là-bas, dis donc… Ou bien encore du thé vert de chine à la menthe très sucré… de l’eau…
Il y a autant de versions de couscous qu’il y a de familles qui le prépare..
Le meilleur est bien entendu celui de maman ou de papa. C’est clair

A la même image que ce sont toujours nos enfants qui sont les PLUS beaux…héhéhé !
Je vais essayer d’écrire ci-dessous, ma façon de le préparer.
Je ne l’ai jamais fait que pour ma famille et pour mes amis.
Cela signifie qu’il n’est peut-être pas des « plus académique », mais chacun de mes enfants et amis s’en sont toujours régalés.
C’est un travail un peu long, pas très cher et très facile à réaliser.
La petite difficulté, c’est qu’il est difficile d’en faire un « petit » et qu’il ne faut surtout pas le surgeler car les légumes deviennent alors de la tambouille sans structure quand on le réchauffe.
Attention qu’il est difficile de faire moins que ce qui est repris ci-dessous et que ce sera pour une dizaine, voire une douzaine de convives…
Ce plat se mange, selon moi, bien relevé, bien épicé. Mais on peut (doit) parfaitement faire le couscous raisonnablement épicé et mettre à table, à part, de la harissa diluée avec un peu de jus du couscous…
La recette ici, décrit le couscous, c’est-à-dire le « jus » ou le « bouillon » et non pas la semoule.
La semoule en elle-même peut être cuite de manière académique à la vapeur dans un couscousier…mais là, c’est très très long…ou alors le cuire comme « Panzani » le propose sur ses sachets.
C’est un peu long à expliquer mais très facile à faire.
Alors nous allons commencer à écrire la liste des éléments nécessaires pour ce plat :
Pour le bouillon :
• 1 à 2 tête d’ail entière (et fraîche si possible…c’est nettement mieux que l’ail de conservation)
• 3 oignons (2 gros + 1 moyen)
• 4 clous de girofles
• 5-6 belles grosses tomates bien mûres
• 2 petites courgettes bien fermes
• 3 poivrons : 1 rouge, 1 jaune, 1 vert
• 1 fenouil
• 4-5 branches de céleris
• 4-5 navets
• 2-3 carottes
• 250 gr haricots fins verts frais
• 300 – 350 gr de pois chiches secs
• 10-12 feuilles de laurier
• 3 càs de gingembre haché menu
• 1 botte de coriandre fraîche (couper menue au moment de servir)
• 3 càs de raz-el-hanout
• 1 càs de pâte de curry rouge (produit asiatique qu’on trouve dans les magasins chinois ou asiatiques)
• 2 càs d’huile de sésame
• 500 cl d’huile d’olive de qualité
• 3 càs de miel liquide
• 4 – 5 piments rouges
• 300 gr d’agneau bon marché (collier par exemple) pour le bouillon
• 4 cubes de bouillon de volaille
• 4-5 càs de bouillon « maggi »
• 1 càs de curry
• 1 càs de cannelle (ou quelques batons)
• Poivre & sel
• 1 càc de bicarbonade de soude
Pour les viandes :
• 1 beau poulet de grains
• 2 merguez par personne
• 1 brochette d’agneau (beau morceau d’agneau)
• 300 gr de haché d’agneau (ou de merguez)
• 300 gr de haché de veau
• Cumin en poudre (1càc)
• Coriandre en poudre (1càc)
• Canelle en poudre (1càc)
• Persil haché (1càs)
• 1-2 échalotte(s)
• Coriandre fraîche hachée
• 2 càs chapelure
Pour la semoule :
• 6 càs d’huile d’olive de qualité
• 500 gr de semoule
• 150 gr de raisins secs (raisins clairs de préférence à faire tremper dans de l’eau de fleur d’oranger m’a dit une amie, Jacqueline, ce qui est une très très bonne idée.)
• 150 gr d’abricots secs coupés en petits dés
• 75 cl de bouillon de volaille
• 75 gr de beurre salé
• Pour la préparation des légumes :
• Les 3 poivrons seront épluchés et coupés en morceaux comme des pièces de 2 € (selon goûts personnel) par ex.
• Idem pour le fenouil
• Les branches de céleris seront défibrées pour les grosses fibres et coupées en tronçons de 2 cm +/-.
• Les navets épluchés et coupés en cube de 1 cm x 1 cm +/-.
• Les carottes épluchées et coupée en batonnets.
• Les haricots (du kenya par ex) lavés et dont on aura coupé les bouts.
La mise en place :
La préparation des légumes qui seront préparés et réservés dans des assiettes ou plats prêts à être utilisés:
• L’ail sera épluché et dégermé si c’est de l’ail de conservation (! ce dernier est plus fort que l’ail frais) et coupé menu.
• Les deux gros oignons seront débités en grosses lamelles.
• Le troisième oignons reste entier et sera piqué avec les clous de girofles.
• Les tomates seront épluchées et coupées en petits morceaux.
• Les courgettes bien lavées, non épluchées, seront coupées en deux dans le sens de la longueur et débités en lamelles ou cubes de 1 cm x 1 cm.
La veille :
• Faire tremper les pois chiches.
Préparer les boulettes de viandes à la coriandre et au cumin
• Mélanger les viandes hachées (veau et agneau), échalottes hachées, cumin poudre, coriande poudre, canelle poudre, poivre, sel, persil et coriandre fraîche hachée, chapelure et mélanger le tout.
• Faire des petites boulettes de ce haché et les cuire à l’huile avec de l’ail et des feuilles de laurier.
• Garder cette poêle et son huile pour y cuire plus tard les merguez si on n’a pas de barbecue (ce qui est mieux).
Le jour même :
• Faites un bouillon de volaille avec les 4 cubes et 1,5 l d’eau fraîche. Réserver.
• Faire cuire AL DENTE les pois chiche avec l’oignon piqué avec les clous de girofle et 3 feuilles de laurier et la càc de bicarbonate de soude. Ne pas trop les cuire. Je les goûte à partie de 15‘ de cuisson et ne doivent pas être « mous » sous la dent. Après cuisson, les égoutter et les réserver dans un film alimentaire pour qu’ils ne de sèchent pas.
• Dans une très grande casserole, on démarre le bouillon proprement dit :
• Mettre un fond d’huile d’olive, chauffer ;
• Mettre à braiser la viande du collier d’agneau ; laisser brunir et faire « son jus » ;
• Mettre les tomates épluchées et coupées en morceaux, laisser les commencer à « fondre » ;
• Ajouter l’ail en quantité et mouiller à hauteur avec votre bouillon de volaille par petite dose pour ne pas « couper » la cuisson.
• Pendant la reprise de cuisson, mettre les épices et aromates : laurier, raz-el-hanout, piments, curry, pâte de curry, huile de sésame, cannelle, maggi, gingembre, poivre, sel… et continuer à mouiller avec le bouillon. Il doit y avoir une quantité certaine de bouillon car maintenant on va y mettre notre poulet préalablement bien lavé et qui sera noyé par le bouillon. Le cas échéant, on y ajoutera de l’eau bouillante pour garder le niveau sans toutefois « couper » la cuisson. A partir de ce moment, on compte 45’ de cuisson à feux doux…
• Durant cette cuisson, nous ferons revenir de l’ail dans de l’huile d’olive dans une autre casserole et nous saisirons rapidement nos dés de courgettes. Pas trop les cuire non plus… +/- cinq minutes. Le temps qu’ils soient saisis et parfumé avec l’ail. Les réserver.
• Ensuite, dans cette même casserole, les navets et les carottes seront eux aussi mis dans le miel et seront « glacés » au miel chaud durant + :- 5 minutes à feux chaud. Et aussi réservés.
• Au bout des 45 ‘ de cuisson du poulet, je le retire de son bouillon. Nous le couperons en morceaux au moment de servir. Pour le garder au chaud, il faut l’emballer dans une feuille de papier alu.
• Nous mettrons alors à ce moment là, la semoule qu’on mélangera convenablement à sec avec l’huile d’olive et à la main et on versera le bouillon de volaille qui la fera gonfler pendant 5 à 6 minutes. On y placera ensuite les petits raisins secs (qu’on aura fait tremper au préalable) et les petits morceaux d’abricots secs et on mélangera à nouveau à la main pour que les grains soient parfaitement décollés les uns des autres.
• Dans le bouillon, on y ajoutera les morceaux de poivrons, de céleris et de fenouil à cuisson lente.
• On mettra les graines de semoule au four à 180° durant 6 minutes.
• On mettra alors les fins haricots verts à cuire dans le bouillon.
• On ajoutera les pois chiches (déjà cuits préalablement) dans le bouillon.
• Et durant ce temps on fera cuire les merguez dans la poêle de cuisson des boulettes (ou au barbecue)
• On coupera le poulet en morceaux individuels.
• Et on sortira la semoule qu’on parsemera de beurre salé et qu’on égrainera à la fourchette juste avant de servir.
• On mélangera quelques cuillères de jus du bouillon avec de l’harissa.
• Et on mettra à table, de la coriandre fraîche que chaque convive mettra à sa guise dans son assiette.
NB : Le bouillon doit être liquide. Pas épais, pas collant, mais bien aqueux. Bien relevé car les saveurs seront diluées avec la semoule et les légumes. Cette quantité correspond à 10 gros mangeurs environs sauf peut-être pour la semoule qui peut alors être d’ 1 kg à la place de 500 grammes et il faudra alors aussi doubler les proportions pour la cuisson de cette semoule.
Prendre une grande marmite surtout.
Quand je le faisais au BBC, je cuisais aussi des chipolatas… oui, oui je sais…c’est pas très arabe, mais bon..
Et je repassais aussi mes petites boulettes au cumin sur le BBC aussi pour les griller un peu…
Mais pour ça, faut un BBC et donc un… jardin of course.
La recette peut sembler un peu compliquée mais j’ai essayé de l’écrire sur un plan chronologique. Et c’est assez simple.
S’il y a trop de semoule, on peut le manger le lendemain ou même sous la forme de taboulé.
Je vous souhaite un excellent appétit.