Mamytiti a tout dit, alors je me charge, pr le plaisir, de l'anecdotique, à savoir, ce que l'on disait dans les guides de convenance en 1925 :
"Comment placeront nous les invités ? La question est grave. Il faut encore là éviter de froisser les convives qui assistent au repas et mettre chacun bien à la place qui lui est due.
Il y a deux manières de disposer ses hôtes :
1) l'enfant préside
2) il est au bout de la table à la place qui lui est ordinairement assignée.
J'avoue préférer cette seconde manière. Elle est infiniment plus commode et simplifie bcp la disposition de la table.
De plus, elle est moins fatigante pr l'enfant dont la petite imagination s'éveille, s'enflamme, lorsqu'il occupe cette place d'honneur. Sa présence au centre de la table gêne les conversations de ses voisins ; il s'ennuie et risque d'ennuyer les autres. Laissons-le à sa place, tout le monde en sera plus heureux.
Lorsqu'un enfant préside, il a, si c'est un garçon, sa mère en face de lui et, si c'est une fillette, son père. Le garçon a à sa droite sa marraine, à sa gauche sa grand'mère maternelle ; sa mère à le parrain à sa gauche, le grand-père paternel à sa droite. Le père de l'enfant est à la gauche de la grand'mère maternelle ; le grand-père maternel est à la droite de la marraine. S'il y a un prêtre invité, il est placé à droite de la mère et le parrain à gauche. [NB : aujourd'hui, avec les familles élargies et l'allongement de la durée de vie, sa devient encore plus complexe].
Si le repas est présidé par la fillette, le prêtre est placé à sa droite, le parrain à sa gauche. En face, son père, ayant à sa droite la marraine, à sa gauche la grand'mère maternelle. La mère de la fillette est à la droite du prêtre et la grand'mère paternelle est à la gauche du parrain.
Viennent ensuite les autres invités que l'on place par ordre de préséance ; les jeunes gens, jeunes filles, frères, soeurs, cousins, cousines occupent le bout de la table. (...)
Si l'enfant occupe l'extrémité de la table, la disposition en est rendue de suite bcp plus simple. Les places sont celles des repas ordinaires. Le père et la mère président l'un en face de l'autre, ayant l'un à sa droite et à sa gauche les deux dames les plus âgées et les plus qualifiées de la société ; l'autre les deux personnages les plus importants et les plus âgés de la réunion.
On commence par servir les dames et ensuite les messieurs ; les enfants parmi lesquels se trouvent les communiants sont servis à la fin, alors que, si la fillette avait présidé, elle aurait été servie la première".Voilà, avec tout çà, plus de risque de froisser les susceptibilités ! mais une bonne raison d'aller se chercher une aspirine !
Bon courage en tout cas pr l'organisation de ce repas !