matisse106: Nous emmenions des paniers (ou les fameux filets qui,vides, tenaient dans le sac à main), et en route ; le couple de gérants était adorable, ma mère discutait longtemps avec eux, de choses et d'autres.
Puis nous allions à la boucherie, à la charcuterie,chez la boulangère, le poissonnier, la droguiste,la mercière,parfois,si besoin,chez le cordonnier rue de la Concorde (sa fille était ma meilleure amie).
Lorsque c'était jour de marché (Arnaud Bernard,jusqu'à la place Jeanne d'Arc),nous allions nous y approvisionner en fruits,légumes,et plantes pour le balcon. Il y avait dans ce quartier une librairie-papeterie qui s'appelait "Papotages", et j'allais y choisir un ou plusieurs livres de poche,qui valaient 2 francs chacun. J'y achetais aussi mon "Salut les Copains" et mon "Mademoiselle Age Tendre".
Je comprends ta nostalgie ... Il y a des villes où l'on peut encore trouver tout cela... mais pour combien de temps?
Le prix est important, certes... mais si l'on comparait ce qui reste de bon à manger après décorticage et cuisson, je pense que l'équilibre serait rétabli.