Déjà je voudrais préciser l'association "bio" et "écolo" n'est pas automatique. On peut très bien consommer 100% bio sans être écolo pour autant, la préoccupation première étant sa propre santé.
Effectivement des tomates ou des cerises bio venues d'Argentine ne sont pas écolo du tout.
De plus ces productions venant de loin, proposées par les grandes surfaces induisent peut être, comme dans le commerce habituel, la demande des prix les plus bas et l'exploitation des producteurs.
Malgré tout le bio obéit à un cahier des charges, et les produits sont plus sains que les produits "industriels".
Pour ce qui est des qualités gustatives, ça va dépendre du producteur, si c'est un producteur qui fait du bio pour faire du bio et surfer sur l'effet de mode il peut faire, par exemple, des tomates bio dans une serre chaudeet c'est de peu d'intérêt. Il est plus intéressant alors de se fournir chez un petit producteur local dont on connaît la manière de travailler.
je ne crois pas qu'on puisse dire que le bio soit zéro, c'est excessif, et assez extrémiste, comme si je disais le bio c'est ce qu'il y a de mieux et tout le reste ça vaut rien.
De plus se baser pour soutenir tes convictions, plaza, sur un article datant de plusieurs années serait comme dire que Citroen ne fait que des voitures dangereuses en se basant sur le crash-test de la 2CV.
Le bio coûte plus cher en effet parce que compte tenu de la méthode de production les risques de perte totale de la récolte (les tomates de plein champ par exemple en 2007), le temps passé plus important, la juste rémunération du producteur.
Demandez à un producteur de salade ou de pomme (ou tout autre) comment il s'en sort en étant pressurisé par les grandes surfaces. Ils ne s'en sortent qu'avec les subventions (subventions qui, entre nous soit dit, viennent de nos impôts, donc nous avons déjà payé en partie ces salades avant même qu'elles ne soient dans notre panier).
Pour ceux qui achètent bio, du moins pour partie d'entre eux, le bio c 'est (là je fais un copier coller d'un autre site faute d'avoir le courage de résumer

)
L'agriculture biologique se démarque de l'agriculture conventionnelle industrielle notamment par le fait qu'elle proscrit totalement l'utilisation d'engrais, de pesticides, de médicaments et généralement de toutes substances chimiques de synthèse polluantes et d'OGM (en théorie). Biologique s'oppose à chimique en théorie toujours.
L'agriculture bio assure la fertilité des sols et la protection des cultures par des méthodes ancestrales (utilisation de compost et de fumier, diversité des espèces cultivées et élevées, jachères, rotation des cultures, etc.) associées à de nouvelles techniques de pointe respectueuses de l'environnement. Elle interdit également l'élevage hors-sol et les conditions d'élevage industrielles. L'animal fait en effet partie intégrante du système (il mange bio et il fertilise les sols) et doit être respecté en tant qu'être vivant sensible (espace vital, accès aux espaces de plein air, pas de mutilations, respect des besoins sociaux...). Les conditions d'abatages sont également réglementées.
Une vraie philosophie
Le concept de l'agriculture biologique date du début du 20ème siècle. Ses acteurs ont commencé à s'organiser et à mettre au point des cahiers des charges dans les années 50-60, en réaction au développement de l'agroindustrie (qui fournit maintenant l'essentiel de l'alimentation occidentale). La Soil Association en Angleterre, Demeter et Nature et Progrès sont issus de ce mouvement (voir labels ci-dessous).
Il est important de comprendre que ces premiers producteurs, distributeurs et consommateurs bio voulaient
se démarquer de la course à la productivité agricole, de la pollution chimique, de l'artificialisation et de l'industrialisation de l'agriculture ;
protéger l'environnement, les sols, la biodiversité et l'agriculture traditionnelle (en particuliers les espèces et variétés anciennes ou oubliées et les méthodes agriculturales respectueuses)
le retour à une alimentation saine ;
développer le lien social et les emplois locaux ;
favoriser les circuits courts (production près du lieu de consommation) afin de limiter le recours aux produits agro-industriels, les conditionnements et les transports inutiles.
De nombreux producteurs et consommateurs bio (dont je suis) partagent encore ces valeurs et pour eux le bio ne peut pas ne pas tenir compte de toutes ces dimensions.