Les Couilles de Suisse :
Voici une recette belge :
> «Couille de Suisse»: une histoire belge
> Sorte de boule de pâte cuite à l’eau puis arrosée de sucre et de beurre fondu, la «couille de Suisse» est à l’origine un plat de pauvre.
>
> Image © DR.
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> Sorte de boule de pâte cuite à l’eau puis arrosée de sucre et de beurre fondu, la «couille de Suisse» est à l’origine un plat de pauvre.
>
> La star Patrick Timsit est compagnon de la «couille de Suisse», qui est un plat belge. Quant à Daniel Brélaz, il y a goûté…
>
> Renaud Michiels - le 12 octobre 2010, 21h17
> Le Matin
>
> 2 commentaires
>
> Stupeur, samedi soir, pour ceux qui regardaient «On n’est pas couché», sur France 2. L’acteur Patrick Timsit y explique qu’il est membre des Compagnons de la Couille de Suisse… Une confrérie ni suisse ni raciste: la couille de Suisse est une pâtisserie belge. Reste que cette confrérie rigolote est bien née en Suisse, à Lausanne. Et qu’elle doit même son existence au syndic Daniel Brélaz. Explications.
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> La spécialité culinaire au nom difficile à écrire vingt fois dans un article est un plat belge. Un brin grossier: il s’agit en gros de pâte jetée dans l’eau bouillante. Puis arrosée de beurre fondu et de cassonade (sucre roux). «Ce n’est pas très raffiné», admet Guy Dewier, de La Louvière, en Belgique, journaliste, chroniqueur et fondateur de la confrérie couillue. La spécialité, d’ailleurs, avait tendance à disparaître. «Elle fait partie de notre histoire sociale, explique Guy Dewier. C’est un plat que les familles de mineurs mangeaient les jours maigres.»
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> Bonne pâte, il s’exécute
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> L’histoire décolle fin novembre dernier. Avec des amis de la troupe des Insolents, le Belge est invité à se produire à La Moulinette, à Lausanne. Et décide d’amuser l’assistance avec les boules helvétiques. Hasard, Daniel Brélaz est invité. Les trublions lui proposent d’y goûter. Bonne pâte, il s’exécute. «C’est un peu moins plat en principe. Ça a dû souffrir du voyage», plaisante le syndic en découvrant l’assiette. Il avale une bouchée. Et s’en tire joliment sans prononcer le gros mot: «Comme goût, c’est sûrement meilleur que ce que vous avez dit.» Aujourd’hui, le syndic garde un souvenir vague de cette aventure extrême. «C’était plutôt bon, je crois. Mais je manque de temps pour m’engager pour la sauvegarde d’un patrimoine culinaire quel qu’il soit.»
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> De retour en Belgique, les Insolents réalisent que chacun, dans leur région d’Hainaut, garde un souvenir ému du plat rudimentaire qui a bercé beaucoup d’enfances. Résultat, la camaraderie du dessous de la ceinture naît en mars. Puis c’est le coup de pub inespéré: pour un reportage un brin décalé, la télévision belge (RTBF) leur amène Timsit sur un plateau. Voilà la vedette française intronisée «couille d’honneur». «Il a trouvé le plat un peu costaud mais a été touché par son histoire sociale», note Guy Dewier. Depuis, la confrérie a plus de 20 compagnons, un millier d’adeptes sur Facebook et plus de fans encore. Des fêtes sont organisées et un costume créé (les deux pompons rouges tombent juste où il faut).
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> Mais pourquoi cet appendice sucré se nomme couille de Suisse? Deux thèses s’affrontent. D’abord, le plat viendrait vraiment d’ici. «On a retrouvé des écrits datant de 1834 et évoquant la chose comme importée d’un régiment d’infanterie suisse basé au nord de la France», raconte Guy Dewier. L’autre? «C’est sans doute une légende, mais c’est ma préférée. A l’époque, il y avait des gardes dits suisses dans les églises. Ils étaient censés assurer la sécurité, mais c’était plutôt folklorique: tout le monde se moquait d’eux. Un jour, face à la pâtisserie rustique, quelqu’un aurait lancé: «Ça ne vaut pas plus que les couilles du Suisse.» Ce serait resté.»
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> Reste à savoir si cette histoire pas si belge finalement fera rire les Helvètes. «Pour l’instant, s’amuse Guy Dewier, je n’ai reçu aucune réaction courroucée. Et vous avez de l’humour, non?»
> La recette
> Recette de la "couille de Suisse", vue et agréé par les Compagnons de la couille de Suisse. (Attention, ne pas confondre avec la "couque de Suisse", sa
> version élaborée ressemblant à nos escargots pleins de raisins secs.)
> Ingrédients
> 1 kg de farine, 4 œufs, 100 g de beurre, 75 g de levure fraîche, cassonade blonde, beurre fondu.
> Préparation
> Mettre la farine dans un plat, creuser une fontaine. Délayer la levure dans un peu d'eau tiède avec un peu de sucre. La verser dans la fontaine.
> Ajouter les œufs entiers. Mélanger du bout des doigts tout en ajoutant peu à peu la farine et le beurre fondu. Quand la boule de pâte est bien
> homogène, couvrir et laisser lever au chaud pendant une heure. Ensuite, retravailler la pâte pour confectionner de petites boules. Laisser de nouveau
> lever pendant une petite heure. Faire bouillir de l'eau légèrement salée dans une casserole assez large. Y plonger trois ou quatre boules. Laisser
> cuire 3-4 minutes, les retourner à l'aide d'une écumoire puis laisser encore cuire quelques instants. Dès qu'elles remontent à la surface, c'est cuit.
> Servir parsemé de cassonade et arrosé de beurre fondu.
Voici une recette belge :
> «Couille de Suisse»: une histoire belge
> Sorte de boule de pâte cuite à l’eau puis arrosée de sucre et de beurre fondu, la «couille de Suisse» est à l’origine un plat de pauvre.
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> Image © DR.
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> Sorte de boule de pâte cuite à l’eau puis arrosée de sucre et de beurre fondu, la «couille de Suisse» est à l’origine un plat de pauvre.
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> La star Patrick Timsit est compagnon de la «couille de Suisse», qui est un plat belge. Quant à Daniel Brélaz, il y a goûté…
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> Renaud Michiels - le 12 octobre 2010, 21h17
> Le Matin
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> 2 commentaires
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> Stupeur, samedi soir, pour ceux qui regardaient «On n’est pas couché», sur France 2. L’acteur Patrick Timsit y explique qu’il est membre des Compagnons de la Couille de Suisse… Une confrérie ni suisse ni raciste: la couille de Suisse est une pâtisserie belge. Reste que cette confrérie rigolote est bien née en Suisse, à Lausanne. Et qu’elle doit même son existence au syndic Daniel Brélaz. Explications.
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> La spécialité culinaire au nom difficile à écrire vingt fois dans un article est un plat belge. Un brin grossier: il s’agit en gros de pâte jetée dans l’eau bouillante. Puis arrosée de beurre fondu et de cassonade (sucre roux). «Ce n’est pas très raffiné», admet Guy Dewier, de La Louvière, en Belgique, journaliste, chroniqueur et fondateur de la confrérie couillue. La spécialité, d’ailleurs, avait tendance à disparaître. «Elle fait partie de notre histoire sociale, explique Guy Dewier. C’est un plat que les familles de mineurs mangeaient les jours maigres.»
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> Bonne pâte, il s’exécute
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> L’histoire décolle fin novembre dernier. Avec des amis de la troupe des Insolents, le Belge est invité à se produire à La Moulinette, à Lausanne. Et décide d’amuser l’assistance avec les boules helvétiques. Hasard, Daniel Brélaz est invité. Les trublions lui proposent d’y goûter. Bonne pâte, il s’exécute. «C’est un peu moins plat en principe. Ça a dû souffrir du voyage», plaisante le syndic en découvrant l’assiette. Il avale une bouchée. Et s’en tire joliment sans prononcer le gros mot: «Comme goût, c’est sûrement meilleur que ce que vous avez dit.» Aujourd’hui, le syndic garde un souvenir vague de cette aventure extrême. «C’était plutôt bon, je crois. Mais je manque de temps pour m’engager pour la sauvegarde d’un patrimoine culinaire quel qu’il soit.»
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> De retour en Belgique, les Insolents réalisent que chacun, dans leur région d’Hainaut, garde un souvenir ému du plat rudimentaire qui a bercé beaucoup d’enfances. Résultat, la camaraderie du dessous de la ceinture naît en mars. Puis c’est le coup de pub inespéré: pour un reportage un brin décalé, la télévision belge (RTBF) leur amène Timsit sur un plateau. Voilà la vedette française intronisée «couille d’honneur». «Il a trouvé le plat un peu costaud mais a été touché par son histoire sociale», note Guy Dewier. Depuis, la confrérie a plus de 20 compagnons, un millier d’adeptes sur Facebook et plus de fans encore. Des fêtes sont organisées et un costume créé (les deux pompons rouges tombent juste où il faut).
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> Mais pourquoi cet appendice sucré se nomme couille de Suisse? Deux thèses s’affrontent. D’abord, le plat viendrait vraiment d’ici. «On a retrouvé des écrits datant de 1834 et évoquant la chose comme importée d’un régiment d’infanterie suisse basé au nord de la France», raconte Guy Dewier. L’autre? «C’est sans doute une légende, mais c’est ma préférée. A l’époque, il y avait des gardes dits suisses dans les églises. Ils étaient censés assurer la sécurité, mais c’était plutôt folklorique: tout le monde se moquait d’eux. Un jour, face à la pâtisserie rustique, quelqu’un aurait lancé: «Ça ne vaut pas plus que les couilles du Suisse.» Ce serait resté.»
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> Reste à savoir si cette histoire pas si belge finalement fera rire les Helvètes. «Pour l’instant, s’amuse Guy Dewier, je n’ai reçu aucune réaction courroucée. Et vous avez de l’humour, non?»
> La recette
> Recette de la "couille de Suisse", vue et agréé par les Compagnons de la couille de Suisse. (Attention, ne pas confondre avec la "couque de Suisse", sa
> version élaborée ressemblant à nos escargots pleins de raisins secs.)
> Ingrédients
> 1 kg de farine, 4 œufs, 100 g de beurre, 75 g de levure fraîche, cassonade blonde, beurre fondu.
> Préparation
> Mettre la farine dans un plat, creuser une fontaine. Délayer la levure dans un peu d'eau tiède avec un peu de sucre. La verser dans la fontaine.
> Ajouter les œufs entiers. Mélanger du bout des doigts tout en ajoutant peu à peu la farine et le beurre fondu. Quand la boule de pâte est bien
> homogène, couvrir et laisser lever au chaud pendant une heure. Ensuite, retravailler la pâte pour confectionner de petites boules. Laisser de nouveau
> lever pendant une petite heure. Faire bouillir de l'eau légèrement salée dans une casserole assez large. Y plonger trois ou quatre boules. Laisser
> cuire 3-4 minutes, les retourner à l'aide d'une écumoire puis laisser encore cuire quelques instants. Dès qu'elles remontent à la surface, c'est cuit.
> Servir parsemé de cassonade et arrosé de beurre fondu.
