coucou les filles,
Je suis naaaaaaaaaaazeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuu. Est-ce que ça vous étonne???
Le bénévolat dans des manifestations comme ça, c'est pas toujours le pieds, mais à la fin, il y a quand même des gens qui vous remercient de ce que vous faites. Il y a eu un papa de 4 enfants qui a eu une patience d'ange pour attendre les gaufres, faire patienter ses enfants, et en plus pour nous remercier il voulait nous offrir à boire. J'ai refusé parce que je venais de boire dans ma bouteille d'eau, et que j'avais déjà pas 5 minutes pour aller aux toilettes, alors si j'avais bu encore plus...j'vous dis pas

Mais je l'ai grandement remercier pour son offre en lui disant que ce serait agréable de n'avoir que des "clients" comme lui. Aujourd'hui, il est repassé voir les courses, et il a fait partie de mes fervents admirateurs qui m'encourageait avec deux de ses enfants. Ca fait chaud au coeur des gens comme ça.
Par contre j'ai eu un "co...rd" qui voulait une gaufre au nutella. Ca faisait 1/2 heure qu'on disait qu'on avait plus de nutella. Je lui fais sa gaufre, il me demande du nutella ( ça me rappelle Fernand Raynaud et ses croissants), je lui dis qu'on n'en a plus, mais qu'on a de la confiture, et il me dit, ah ben non, pas de gaufre alors ...et il se casse sans rien prendre ...j'ai eu besoin de marcher sur ma langue parce que j'ai failli lui demander comment il la voulait dans la g...e sa gaufre, avec ou sans élan

. Il y a des gens qui ont tendance à oublier qu'on est bénévoles . Mais on a fait apparement un bon chiffre d'affaires à la buvette, parce qu'il nous restait plus rien....
Les gaufres, j'en ai pas mangé, je crois que de les faire pendant deux jours, en même temsp que les frites, ça m'a un peu écoeuré. Hier soir en prenant ma douche, la cabine de douche empestait la frite. Pour un peu j'aurai pu en faire avec l'eau de lavage.
Pour la course, je l'ai faite, mais j'ai cru mourir dans les deux derniers tours. J'avais un genou douloureux d'avoir piétiné la veille et le matin pour servir les gens, et ils nous on fait démarrer à 14:30, en pleine cagnia. J'ai fait rigoler les copains, bénévoles comme moi, en disant que non seulement on nous exploitait pendant deux jours, pour un salaire inexistant, qu'on nous faisait payer 9 euros pour participer à la course, et en plus ils nous faisaient courir à la plus mauvaise heure ...faut vraiment être maso non ???

. Le problème, c'est qu'avec ma coéquipière, on a pas su combien on avait fait de tour. Je penche pour 7 de 2,2 km mais je suis pas sûre, les premiers, on les compte, et après on perd le fil. mais je sais que les deux derniers on été terribles. J'arrivais plus à reprendre le rythme en haut des allées du parc, pour entrer sur la place, il y avait une petite cote qui cassait les pattes, ensuite il fallait se serrer pour laisser passer les plus rapides, ce qui signifiait gratton et trous, et pavés qui réapparaissent sous le goudron, donc ça freine, et il faut se refaire une petite pente avant de replonger en descente sur les allées du parc ( là ça descend jusqu'en bas sur presque un km, ouffff...arrivées sur le rond point du monument aux morts, et là...pas un poil d'ombre, mais bon le revêtement est correcte, et le rond point est plat ( la place et le rond point font bien 50 m de diamètre). Et on ressort du rond point pour se refaire la montée sur la place ( presque 1 km) . Mais heureusement j'avais ma coéquipière cette année, et on prenait des relais, ça aide bien. En plus on avait le même rythme de patinage, sauf sur la place pourrie, où il me fallait pousser et mes jambes en voulaient plus. Comme j'étais devant, les derniers tours, je l'ai sentie qui me poussait pour m'aider.
Mais bon, je suis contente de ce qu'on a fait. Il y avait des photographes professionels, et j'ai acheté une super photo de nous deux bien en rythme, grand format. Ca fera un chouette souvenir. J'ai plein de copains qui ont pris des photos et qui m'encourageaient le long du parcours, et ça aussi ça motive. Si j'arrive à en récupérer je vous les mettrai.
Voilà le résumé rapide de ces deux jours. Bon il y a eu quelques petites tensions au niveau bénévolat, mais je pense qu'il vaut mieux les oublier, tout le monde est sous pression dans ces moments là, et les problèmes ne sont pas les mêmes pour tout le monde, et chacun en a c'est sûr, donc une fois la pression redescendue, on les oublie... Mais il faudrait pourtant en discuter au calme après, parce que le problème, c'est que les bénévoles se font de plus en plus rares.
Dernier petit problème, j'ai le fond du panier de la friteuse gravé sur la main et le poignet, parce que la dame qui s'occupait des frites a tourné la tête pour prendre l'écumoire, et elle me l'a posé sur le bras pendant que je faisais les gaufres. Sniff ça fait maaaaaaaaaaaal. La pauvre dame était confuse, et je savais pas comment lui retirer ce sentiment de culpabilité qu'elle avait. En plus elle avait jamait fait ce genre de poste, et elle était pleine de bonne volonté et charmante en plus.
La soirée s'est conclue avec ma mère qui m'a passé un coup de fil, qui m'a en....lée parce que je n'étais pas passé la voir après, n'imaginant pas que je pouvais avoir les pieds, le dos en compote, ne me laissant pas le loisir d'en placer une, et qui me raccroche au nez .....

Mais, je voudais pas être méchante, elle est pas venue me voir courir...

. Mais elle, s'est normal, il faisait trop chaud...
Bon les filles, je file sous la douche, parce que le délicat parfum "fleur de frites", ça devient écoeurant à la longue, mais j'ai pas eu encore le courage de passer sous le jet tellement j'avais besoin de me requinquer .
Bisous à toutes et bonne nuit.
Hélène