En fait, pour ce que j'en sais pour avoir vécu en Alsace :
- la flammekueche (tarte flambée) doit son nom au fait qu'elle soit passée à la flamme. A l'origine, c'était une manière de recycler les restes de pâte à pain, du temps où l'on faisait son pain soi-même (origine similaire à celle de la pizza, je crois) ;
- le plat est originaire d'Alsace du Nord (entre Haguenau et Wissembourg)
- quand j'étais môme, on n'en trouvait pas en resto, et seules quelques fermes les proposaient, le week-end uniquement : plein air dans la cour, tables en bois recouvertes de nappes en papier, bancs, assiettes, couteaux et verre (pas de fourchettes, elle se mange avec les doigts, comme une crêpe) ; on s'assoit (pas de réservations), la serveuse arrive, vous pose une bouteille de blanc (et parfois, pour les gosses, de l'Orangina), et c'est parti ; elle vous sert et à chaque fois inscrit un trait au crayon sur la nappe ; quand vous êtes rassasiés, vous le lui dites, elle déchire la nappe et prépare l'addition. Je ne sais pas si on peut encore la déguster comme ça...
- la recette de base : pâte à pain, fromage blanc, lardons, oignons (plus éventuellement condiments, muscade râpée principalement) ; on étale la pâte, on la recouvre des ingrédients, et on enfourné au milieu des bûches, directement sur la sole du four ; quand elle est cuite, on la sort, on passe un coup de balai et on enfourné la suivante
- Les variations : gratinée (on recouvre de gruyère râpé), à la ciboulette, voire au munster (mais là, on frôle l'hérésie) ou (sacrilège) au poisson. Il existe également une variante sucrée.
- la variante sucrée : pâte à pain, fromage blanc, sucre, pommes et canelle ; cuisson identique aux autres.
- on peut rajouter de la crème fraîche (plus onctueux), mais j'aime moins.
Mais ce qui fait le goût de la flammekueche, c'est le fait qu'elle soit cuite à proximité immédiate des flammes.
Et bon, c'est un plat paysan, à la base... Ca nourrit et ça tient au corps

A bientôt,
Jean