Tous les jeudis,
« Choesels au madère »...
Le mot « choesels » est un terme de terroir, autrefois inconnu en dehors de l’agglomération bruxelloise.
Tous les ans, les étrangers qui visitent dans la saison hivernale et principalement en décembre notre bonne capitale, sont très étonnés de voir coller aux devantures d’un grand nombre d’établissements, restaurants, tavernes, brasseries, jusqu’aux estaminets de vieille souche, où les modernes apéritifs n’ont pas encore pu trouver la moindre place auprès du populaire faro et de là gueuze traditionnelle, de belles banderoles -affiches portant invariablement la même mention:
Tous les jeudis, choesels au madère,
Si les étrangers se demandent avec curiosité, qu’elle spécialité de terroir peut bien déceler ce mot bizarre – choesels - dont aucun lexique, aussi volumineux soit-il, ne daigne faire mention, et s’ils interrogent alors dans leur entourage, neuf fois sur dix, les gens quoique de purs indigènes, sont
Incapables de leur répondre autrement que par cette phrase stéréotypée:
Des choesels ? c’est des choesels.
C’est que les choesels, quoique un plat bien national et entre autre très goûté par les Bruxellois, compte parmi les amateurs bien peu qui savent exactement ce qu’ils vont déguster lorsque le jeudi, jour sacramentel, ils franchissent, sur le coup de sept heures, le seuil de l’ établissement familier.
Quel est donc le secret de ce plat?
Extrait de la cuisine au pays de Manneken-Pis I Stevens bxl 1946
a suivre
« Choesels au madère »...
Le mot « choesels » est un terme de terroir, autrefois inconnu en dehors de l’agglomération bruxelloise.
Tous les ans, les étrangers qui visitent dans la saison hivernale et principalement en décembre notre bonne capitale, sont très étonnés de voir coller aux devantures d’un grand nombre d’établissements, restaurants, tavernes, brasseries, jusqu’aux estaminets de vieille souche, où les modernes apéritifs n’ont pas encore pu trouver la moindre place auprès du populaire faro et de là gueuze traditionnelle, de belles banderoles -affiches portant invariablement la même mention:
Tous les jeudis, choesels au madère,
Si les étrangers se demandent avec curiosité, qu’elle spécialité de terroir peut bien déceler ce mot bizarre – choesels - dont aucun lexique, aussi volumineux soit-il, ne daigne faire mention, et s’ils interrogent alors dans leur entourage, neuf fois sur dix, les gens quoique de purs indigènes, sont
Incapables de leur répondre autrement que par cette phrase stéréotypée:
Des choesels ? c’est des choesels.
C’est que les choesels, quoique un plat bien national et entre autre très goûté par les Bruxellois, compte parmi les amateurs bien peu qui savent exactement ce qu’ils vont déguster lorsque le jeudi, jour sacramentel, ils franchissent, sur le coup de sept heures, le seuil de l’ établissement familier.
Quel est donc le secret de ce plat?
Extrait de la cuisine au pays de Manneken-Pis I Stevens bxl 1946
a suivre