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Espagne : Mona de Pasqua / Fogasseta

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Au débout, c'était une sorte de masse à brioche "à la catalane", moins beurré, comme la coca de sant joan, par exemple ou le tortell de reis. Elle avait forme d'anneau, en symbolisant la vie, le cicle de la vie et la mort, les liens, le soleil, etc. Rapidement, et si on pouvait, on ajoutait un oeuf (simbologie aussi! aussi c'était pour enrichir le plat et gacher l'enfant).

Puis, on a eu la coutume d'ajouter un oeuf pour chaque an de l'enfant. Soit on mettait un oeuf quand il avait un an, deux quand il en avait deux, etc. Le maximum était la douzene, car après on considerait qu'il faissait déjà partie des adultes.

Peu à peu, on a enrichit le gateau de plus en plus. Le plus typique, la couverture en confiture à l'oeuf et souvant des decorations en meringue mou. La tartiner dedans avec de la confiture, ajouter de la crème catalane, etc. et puis evidentement aussi la masse, qui devient un cake avec ses oeufs, etc.

Du coup, les oeufs "exterieures" deviennent fades, donc on decide de les pinter en couleurs. Encore aujourd'hui, les enfant pintent des oeufs cuits (ou des fois des coquilles d'oeuf vidées) pour décorer la mona.

On ajoute aussi des petits poulets jaunes ou en couleurs et des plumes enormes en tous les couleurs. C'est indispensable en tout type de mona.

On a commencé après a acheter les oeufs, oui, ça ne fait pas trop de temps. Mais des oeufs en chocolat, enveloppés avec du papier en couleurs. On ajoute aussi des petites grains de chocolat couverts de sucre en couleurs (genre lacasitos, m&m, etc.).

Peu à peu, le chocolat a des plus en plus importance. On le l'enveloppe plus en papier coloré, on ne lui donne aucune couleur. Il est toujours du chocolat noir, haut en cacao. Et il n'y a que des oeufs, on fait asussi les poulets, la maison, les arbres, enfin une vile entière s'il faut. Ou Ronaldinho. Ou le dernier succès du disney. La mona devienne une grande et vraie escupture en chocolat noir, parfois decorée encore avec des petis jouets ou des poules et plumes en coulers.

Enfin, ajourd'hui il y a des monas qui ne sont qu'en chocolat, sans aucune cake ni "base" en gateau !

Une recette de la mona traditionelle, avec l'oeuf de poule cuit, qui au sud de la région de Valence s'appel aussi "fogasseta", est la suivante :

Mona de Pasqua / Fogasseta

250g environ de farine T55
80g de sucre
10g de levure de boulanger
3 œufs
1 citron
2 cuillères à soupe d'eau tiède
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
sucre glacé

- Dissoudre la levure en l'eau tiède.
- Laver bien le citron et râper finement la partie extérieure de l'épluche.
- Battre énergiquement en un saladier un œuf avec l'huile, les zestes de citron et le sucre.
- Ajouter la levure au saladier.
- Parsemer avec un peu de farine et mélanger jusqu'à que ça soit homogène, puis ajouter un peu plus de farine, mélanger à nouveau, etc. jusqu'à finir la farine.
- Masser comme un pain pendant quelques minutes. Si la masse est trop molle, on peut ajouter un peu plus de farine jusqu'à qu'on peut la masser.
- Faire une boule avec la masse, la couvrir et laisser reposer pendant quatre heures.
- Masser à nouveau en la faire tourner entre les deux mains, sans la presser.
- Sortir du four la plaque et la couvrir avec un papier sulfurisé, poser sur lui la boule et laisser reposer à nouveau pour qu'elle se regonfle encore.
- Préchauffer le four à 180ºC.
- Accomoder au milieu de la mona, à la surface, un œuf cru.
- Mettre la plaque avec la mona au four.
- Cuire jusqu'à qu'elle soit dorée à la surface.
- Battre l'œuf restant pendant la cuisson.
- Juste après la cuisson, pinter la mona encore chaude avec l'œuf battu.
- Saupoudrer généreusement de sucre glacé.
- Laisser refroidir.

La recette peux être un peu différente selon chaque famille, vous avez que ça passe avec toutes les recettes populaires anciennes... Par exemple, le citron peut-être remplacé par orange, l'eau par jus de citron, on peut ajouter une pincée de canele en poudre ou les quantités d'un ou plusieurs ingrédients, avant mesurées à l'œil, peuvent être un peu différentes d'un cuisinier à un autre.

On la mange accompagnée de chocolat ou de soubrassade.