Ingrédients
Équivalences
- 3 oignons
- une belle tête d'aïl aux grains bien écrasés
- des belles pommes d'amour, pelées, épépinées
- du thym et du fenouil
- du persil
- du laurier
- une écorce d'orange
- safran
Bonjour les cuisinautes,
En direct d'un autre site, cette recette dégotée par Jean-Yves et que je vous copie-colle parce que vous ne pouvez pas passer à côté de ça !
Attention : c'est une VRAIE recette
LA BOUILLABAISSE DE MAMIE
C'est le doux mot béni qui m'emplit d'allégresse
Que chaque Marseillais évoque avec tendresse,
Placé comme trophée aux frontons des cuisines,
Prenant dans le Midi des allures divines.
Il n'est de cuisinière avec délectation
Qui se sente défaillir à l'appel de ce nom,
Auréolée soudain d'une âme de poétesse,
Parlant avec amour de "sa" vraie bouillabaisse.
Chacune a sa manière, son tour de main secret,
Le petit "truc" malin qu'elle ne dit qu'à regret,
La préparant toujours selon la tradition
Pour sept à huit convives et joyeux compagnons.
Il vous faut, au marché, acheter sans compter,
Plusieurs sortes de poissons de toutes variétés.
Une langouste, des rascasses et quelques galinettes,
Des vives irisées, une baudroie replète.
Ainsi que du fiélas et un beau roucaou,
Un Saint-Pierre à l'oeil frais, éventuellement un loup,
Des petits crabes aussi seront les bienvenus,
Préférez des femelles, au gros ventre charnu.
Triez tous vos poissons, bien lavés et vidés,
Veillant à préparer les plus fermes en premier,
Car il faudra faire cuire en deux temps séparés
Prenant soin de placer les plus tendres en dernier.
Mettez en casserole trois oignons émincés,
Une belle tête d'aïl aux grains bien écrasés,
De belles pommes d'amour, pelées, épépinées,
Du thym et du fenouil, du persil, du laurier.
N'oubliez pas, sans faute, une écorce d'orange,
Ajoutant généreux, le safran au mélange.
Vous poserez alors vos poissons allongés
En couches successives et d'huile arroserez.
Vous mouillerez ensuite un peu plus qu'à couvert
Avec, dans l'eau salée, un peu de poivre vert.
Sur un feu vif alors, placez le récipient,
Veillant bien que la flamme l'entoure également.
Alors laissez bouillir dix minutes seulement
Vous verrez que ce temps sera bien suffisant.
Vous aurez rajouté, au milieu de cuisson,
Les crabes, du safran, et les tendres poissons.
Atant ôté du feu la marmite odorante,
Vous servirez bien vite sans aucune autre attente
Sur des tranches de pain légèrement épaisses
Ce régal succulent que l'on nomme "bouillabaisse".
Vous pourrez, s'il vous plaît, servir en garniture
De belles pommes de terre safranées ou nature.
Il n'est point à ce plat besoin d'autres artifices
Pour faire un chef d'oeuvre, un merveilleux délice;
Un grand vin blanc viendra pour combler votre joie
Accompagner ce mets vraiment digne des rois,
Il fera sûrement grandir votre auréole,
Un cru très élégant d'un coteau de Bandol.
Faut le faire, hein ?
Je savais que cuisine et poésie faisait bon ménage !

En direct d'un autre site, cette recette dégotée par Jean-Yves et que je vous copie-colle parce que vous ne pouvez pas passer à côté de ça !
Attention : c'est une VRAIE recette
LA BOUILLABAISSE DE MAMIE
C'est le doux mot béni qui m'emplit d'allégresse
Que chaque Marseillais évoque avec tendresse,
Placé comme trophée aux frontons des cuisines,
Prenant dans le Midi des allures divines.
Il n'est de cuisinière avec délectation
Qui se sente défaillir à l'appel de ce nom,
Auréolée soudain d'une âme de poétesse,
Parlant avec amour de "sa" vraie bouillabaisse.
Chacune a sa manière, son tour de main secret,
Le petit "truc" malin qu'elle ne dit qu'à regret,
La préparant toujours selon la tradition
Pour sept à huit convives et joyeux compagnons.
Il vous faut, au marché, acheter sans compter,
Plusieurs sortes de poissons de toutes variétés.
Une langouste, des rascasses et quelques galinettes,
Des vives irisées, une baudroie replète.
Ainsi que du fiélas et un beau roucaou,
Un Saint-Pierre à l'oeil frais, éventuellement un loup,
Des petits crabes aussi seront les bienvenus,
Préférez des femelles, au gros ventre charnu.
Triez tous vos poissons, bien lavés et vidés,
Veillant à préparer les plus fermes en premier,
Car il faudra faire cuire en deux temps séparés
Prenant soin de placer les plus tendres en dernier.
Mettez en casserole trois oignons émincés,
Une belle tête d'aïl aux grains bien écrasés,
De belles pommes d'amour, pelées, épépinées,
Du thym et du fenouil, du persil, du laurier.
N'oubliez pas, sans faute, une écorce d'orange,
Ajoutant généreux, le safran au mélange.
Vous poserez alors vos poissons allongés
En couches successives et d'huile arroserez.
Vous mouillerez ensuite un peu plus qu'à couvert
Avec, dans l'eau salée, un peu de poivre vert.
Sur un feu vif alors, placez le récipient,
Veillant bien que la flamme l'entoure également.
Alors laissez bouillir dix minutes seulement
Vous verrez que ce temps sera bien suffisant.
Vous aurez rajouté, au milieu de cuisson,
Les crabes, du safran, et les tendres poissons.
Atant ôté du feu la marmite odorante,
Vous servirez bien vite sans aucune autre attente
Sur des tranches de pain légèrement épaisses
Ce régal succulent que l'on nomme "bouillabaisse".
Vous pourrez, s'il vous plaît, servir en garniture
De belles pommes de terre safranées ou nature.
Il n'est point à ce plat besoin d'autres artifices
Pour faire un chef d'oeuvre, un merveilleux délice;
Un grand vin blanc viendra pour combler votre joie
Accompagner ce mets vraiment digne des rois,
Il fera sûrement grandir votre auréole,
Un cru très élégant d'un coteau de Bandol.
Faut le faire, hein ?
Je savais que cuisine et poésie faisait bon ménage !
Modifié (juil. 2003)