Salut CharlotteAuxFraises!
C'est un bien vieux post que tu fais remonter là, je ne m'en souvenais plus!
La question du beurre est intéressante, pleine d'idées reçues et violemment biaisée par les fabricants de beurre allégé et margarines.
A la base de ma réponse, toujours le même principe essentiel, que je ressors un peu partout et que l'on oublie trop souvent (moi la première) sous le coup des médias et faiseurs de régimes :
Aucun aliment n'est ni bon, ni mauvais en soi!
L'alimentation est vitale, et la nature étant bien faite, tu peux être sûre que tous les aliments non industriels ont un intérêt nutritionnel. Dans le cas du beurre, tu as bien identifié la vitamine A, mais tu as aussi des lipides essentiels au bon fonctionnement hormonal.
Bien sûr, chaque nutriment se retrouve dans divers aliments, ce qui fait qu'aucun aliment n'est indispensable en soi. Cependant, certains aliments sont des concentrés rares de certains nutriments essentiels.
Ainsi, l'absence totale d'un aliment peut, si elle n'est pas correctement palliée, entraîner des carences qui peuvent être graves.
Supprimer totalement le beurre sans en connaitre parfaitement son intérêt nutritionnel et son rôle sur l'organisme, c'est se priver d'une source rare de nutriments et s'exposer, entre autres, à des troubles menstruels chez la femme.
Mais chaque individu est unique, et peut être sujet à des réactions diverses.
Ainsi, certaines personnes ont des pb de cholestérol. Elles doivent donc surveiller particulièrement leur alimentation pour éviter les aliments donnant du cholestérol, même en faible quantité.
Il s'agit ici de cas particuliers, qui doivent être suivis ou conseillés par des nutritionnistes afin de mieux connaitre les aliments et adapter leur alimentation à leurs pb sans risque de carence. S’ils doivent supprimer le beurre, ils ont également d’autres contraintes diététiques pour compenser, en fonction de leur organisme et fonctionnement personnel.
Si tu ne souffres pas de cholestérol, tu n'as absolument pas de soucis à te faire sur le beurre.
D’ailleurs, si tu focalisais sur tous les effets négatifs potentiels des aliments, tu ne mangerais plus rien, car chaque aliment peut provoquer des troubles : les choux favorisent la goutte, donc plus de choux, les fruits et légumes sont pleins de pesticides, donc plus de fruits ni de légumes, les protéines peuvent entraîner un surfonctionnement rénal, donc plus de protéines… tu vois le schéma !
Le beurre a été diabolisé à tord parce que le cholestérol est une des maladies modernes. Alors que c’est un aliment on ne peut plus sain !
La margarine est mise en parallèle avec le beurre dans le sens où elle offre le même type d’utilisation : une matière grasse, pâteuse, pouvant être tartinée ou intégrée à des préparations culinaires. Elle présente ainsi un bon substitut au beurre justement pour les personnes sujettes à des pb de cholestérol.
Ceci dit, la margarine est un produit industriel, fabriqué à partir d’huiles végétales transformées, additionnées de produits plus ou moins chimiques selon les marques afin d’obtenir la même consistance que le beurre et de garantir la conservation du produit.
Or, les huiles végétales sont très fragiles. Sous forme de margarine, elles ont perdu une bonne partie de leurs propriétés nutritionnelles, et pire, le processus de transformation modifie une partie des acides gras essentiels et les rend toxiques : ces acides gras transformés, dits « trans », sont très dangereux pour l’organisme !
De mon point de vue, mieux vaut donc utiliser du vrai beurre, si possible cru, en alternance avec des huiles végétales, 1ère pression à froid, pour profiter de tous leurs apports dans le cadre d’une alimentation diversifiée.
Evidemment, le beurre reste une source concentrée de lipides : à consommer avec modération, donc !
1 noix au petit déjeuner, cru sur du pain, et varier les repas avec 1cs d’huile végétale par personne et par repas, et tu bénéficie de pleins de bonnes choses NATURELLES…
Encore une fois, tu feras toujours le bon choix en privilégiant à la base les aliments les plus naturels possibles (les moins modifiés), non ou légèrement cuisinés (cuissons légères et rapides pour conserver les nutriments), dans le cadre d’une alimentation intégrant tous les grands types d’aliments, en quantité modérée !
C’est beau une fois écrit
Caro.